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«La formation en 2010, un outil pour votre carrière» |
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Genève, 14.01.2010 |
par Raphael Rues (BA, MSc), Business Development Analyst, Digicomp Suisse Romande SA
www.digicomp.ch/fr - Lausanne 14 janvier 2010
Alors que la situation économique actuelle est loin d’être stable et que les informations relatives à la croissance effective prévue pour 2010 sont de plus en plus aléatoires, le budget consacré à la formation au sein des entreprises a tendance à se réduire, quand ce n’est pas la formation elle-même qui est menacée de disparition. Dans ce contexte d’incertitude caractérisé par une recherche de rentabilité immédiate, on préfère parfois en effet contester tout simplement sa valeur.
Nul ne saurait ignorer pourtant à quel point un personnel qualifié accroît la valeur économique d’une entreprise. En effet la formation, quand elle est de qualité, permet de mettre en valeur les atouts et compétences de la personne. Ainsi, cette dernière sera plus efficace face aux défis quotidiens et plus à l’aise dans les tâches de négociation, ce qui augmentera du même coup ses chances de décrocher des mandats.
En prenant pour point de départ deux questions touchant au développement de l’entreprise, nous tâcherons ci-dessous d’y répondre de manière détaillée, avant d’envisager, pour conclure, des perspectives pour l’année 2010.
Une entreprise peut-elle imaginer supprimer son budget de formation et rester tout de même compétitive ? De quelle manière les entreprises de Suisse romande peuvent-elles investir dans ce domaine de manière profitable tout en assurant leur survie économique ?
La formation, moteur de l’innovation
Toute formation qui se respecte suppose une pédagogie active et pratique. Il est déterminant en effet que le budget qu’on y investit permette un réel transfert des connaissances. Cela suppose concrètement que le mandataire soit apte à valider préalablement le contenu du cours avec l’aide de l’institut de formation, cela afin de mieux cibler l’information. Cette manière de procéder augmentera la valeur de la formation qui sera plus efficace, car l’investissement répondra mieux aux besoins spécifiques des participants
Il va de soi que la formation joue toujours un rôle de déclencheur de l’innovation, dont l’entreprise pourra tirer bénéfice. Par ailleurs, une entreprise est appelée à promouvoir une véritable culture d’utilisation de l’information.
Une option pragmatique consiste à encourager la formation dans l’entreprise, à l’aide de moyens alternatifs. On s’éloigne alors des méthodes d’apprentissage traditionnel pour mettre en valeur la faculté d’acquisition de ressources pertinentes par le biais de moyens d’information modernes. Google par exemple est aujourd’hui une réalité qu’on ne peut ignorer, qui constitue une mine d’informations grâce aux millions de documents informatiques qui y sont stockés. En optant pour cette alternative, on encourage les employés à faire leurs propres recherches et à envisager la formation comme une démarche inductive. Autrement dit, on les aide activement à transformer de simples données en informations utiles, ce qui sera, à terme, un avantage pour l’entreprise.
Une entreprise pro-active se doit de regarder la formation comme un élément essentiel à son développement et doit la considérer dans la perspective de la part de marché encore disponible qu’elle a l’intention de s’approprier.
Pour cette raison, la suppression du budget consacré à la formation occasionne des difficultés, à brève échéance déjà. Dans les situations de crise, l’entreprise doit en effet être capable de s’adapter à de nouvelles situations et l’informatique, aujourd’hui plus que jamais maillon indispensable de la chaîne de valeur, permet, grâce à la formation, d’augmenter la capacité de résilience de l’entreprise ; sans oublier que le cycle de vie de plus en plus court des produits informatiques rend également nécessaire l’acquisition régulière de nouvelles connaissances.
La crise économique mondiale que nous traversons actuellement nous oblige à considérer le contenu de la formation de manière particulièrement critique et vigilante. On peut envisager même par exemple, de remplacer de simples cours par des expertises données par des collaborateurs internes, spécialisés dans une discipline particulière. Ce sont des démarches de ce genre qui sont susceptibles de garantir la compétitivité d’une entreprise.
Une bonne formation individuelle pour mieux réussir
A priori, la formation de l’individu dépend en grande partie de sa volonté de progresser et de son aptitude à se remettre en question. Apprendre, c’est souvent découvrir d’autres façons de faire les choses, ce qui suppose une certaine ouverture d’esprit.
Dans ce contexte, il est nécessaire que l’individu opte pour une stratégie de formation individualisée, qu’il pourra intégrer à un véritable projet de développement personnel. Il ne faut pas oublier que pour réussir, il faut savoir choisir, ce qui est d’autant plus vrai dans le domaine de l’informatique, où prolifèrent de multiples certifications de qualités inégales.
Aujourd’hui, il ne suffit plus d’être ouvert au changement, il faut également que le projet de formation soit adapté aux exigences du marché. Toute formation doit ainsi faire partie intégrante d’un plan de carrière et permettre à l’individu de sécuriser son parcours professionnel.
Dans cet ordre d’idée, un bilan de compétences ou le recours à des sites spécialisés tels Linkedin, Viadeo ou Xing peuvent permettre à la personne d’évoluer favorablement dans sa carrière.
Il est également primordial que la personne bénéficiant de la formation soit consciente qu’elle accède à un bien exclusif qui lui impose de répondre par son engagement, avant, pendant et après le cours, à la confiance que lui témoigne l’entreprise en investissant dans sa personne.
Faut-il encore rappeler que nous nous trouvons dans un environnement de life-long-learning, où apprendre est devenu une nécessité? Pour ceux qui l’ignoreraient encore, l’apprentissage de l’informatique se fait également en dehors de toute formation. C’est ce que les Anglais appellent le personal learning environment, que nous pouvons traduire en français par environnement personnel d’apprentissage. A travers par exemple Web 2.0 ou iPhone, on a la possibilité d’acquérir des connaissances en toute circonstance et l’apprentissage prend un aspect ludique, très éloigné de la discipline des salles de classe. Ceux qui veulent progresser auront compris l’importance de ces nouvelles possibilités offertes par les systèmes informatiques modernes.
Enfin, la connaissance d’un sujet informatique s’acquiert souvent par une approche systémique. Combien de présentations et démonstrations ne sont-elles pas données gratuitement chaque année en Suisse romande, la plupart du temps accompagnées d’un contenu pédagogique digne de celui d’un cours ? Mais pour pouvoir en bénéficier, il faut préalablement s’activer, rechercher un thème, construire son réseau, ce qui nous ramène à la question de l’environnement personnel d’apprentissage.
La stratégie de formation pour 2010
Concernant le métier d’informaticien, il faut s’attendre, en 2010, à un alignement des compétences sur le business. Ainsi on s’éloigne peu à peu d’une approche technocrate de l’informatique, pour se tourner vers des domaines où la rentabilité immédiate est de rigueur. Ce changement de direction n’est pas nouveau, puisqu’il avait déjà été remarqué, en 2005, par le cabinet d’analyse Gartner.
Dans son étude, Gartner - inventeur du mot versatilist - cherchait alors à définir les métiers, compétences et débouchés correspondant à l’évolution de la discipline informatique. Il prévoyait, à tort ou à raison, que d’ici 2010, les informaticiens changeraient radicalement d’attitude dans leur métier pour s’orienter vers quatre directions principales : la première, la compétence technique (Technology infrastructure and services) traditionnelle ; la seconde, celle de la Business Intelligence (avec SQL, tout ce qui est indispensable pour analyser les données) ; la troisième, celle du Business et Process Analyst, avec ITIL et CobIT en première partie, mais aussi la gestion de projets ; et la dernière, celle de la vente et des soft-skills.
Il est clair que beaucoup de choses peuvent changer en l’espace de cinq, dix ou vingt ans. A court terme néanmoins, on aura toujours tendance à accorder la priorité à une rentabilité accrue de l’entreprise, d’où la nécessité de disposer d’informaticiens capables de s’adapter à diverses situations. Ainsi des formations et des connaissances dans le domaine de la Business Intelligence, de l’amélioration des processus ou encore relatifs à la manière de vendre plus efficacement des services sont de plus en plus demandés. Les certifications classiques, telles CISA, CISSP ou encore PMP demeurent toutefois une validation très pointue des compétences des informaticiens.
En définitive, il ne faut pas oublier que l’entreprise qui avance n’attend plus seulement des compétences fixes, mais recherche systématiquement des individus qui savent réfléchir et possèdent une connaissance, voire une formation, hétérogène et modulable, adaptable à tout type de scénario. Ne dit-on pas qu’on change plusieurs fois de métier ? Ainsi plutôt que de se reposer sur un seul acquis, l'important est de savoir maîtriser les connaissances appropriées, car l'avenir, plus que jamais appartient à ceux qui savent anticiper.
Les formations et certifications les plus en vogue en 2010
2009 Salary Survey des certifications dans l’informatique (liste partielle) en USD
Sur la base d’un recensement de 40 000 participants issus de 150 pays source : Certification Magazine, USA
| PMP Project Management Professional |
110’000 |
| CISSP (Sécurité Informatique) |
108’000 |
| SUN Certified Java Developer |
107’000 |
| CISA (Sécurité et Audit Informatique) |
105’000 |
| EC-Council Certified Ethical Hacker (Sécurité) |
100’000 |
| Oracle DBA Certified Professional |
97’000 |
| Microsoft MCDBA |
94’000 |
| Citrix Certified Administrator |
92’000 |
| CCNA (Cisco Telcom) |
88’000 |
| Oracle DBA Certified Associate |
86’000 |
| SUN Certified Java Associate |
84’000 |
| Linux LPI |
83’000 |
| Microsoft MCITP |
82’000 |
| Comptia+ (differentes certif. – moyenne) |
81’000 |
| Microsoft MOS |
70’000 |
| Microsoft MCDST |
62’000 |
La formation en 2010, un outil pour votre carrière (PDF, 450KB) |
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